L’acquisition d’un logiciel, l’automatisation de tâches, l’intégration de l’intelligence artificielle ou l’optimisation d’un système sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la majorité des organisations. Pourtant, le défi n’est généralement pas de trouver la bonne solution technologique. Le véritable défi commence souvent après.
Plusieurs organisations investissent beaucoup en temps, énergie et argent dans le choix d’un outil en ayant l’espoir que ce sera la solution à plusieurs enjeux, mais elles se retrouvent souvent confrontées à une réalité plus complexe et sous-estimée : qui coordonne l’implantation ? Qui assure les suivis et les décisions à prendre ? Qui veille au respect des échéances et du budget ? Qui accompagne les équipes dans les changements à venir ? Qui modifie ou adapte les processus au nouveau système ?
Les investissements technologiques sont pourtant déjà bien présents. Entre 2021 et 2025, l’Offensive de transformation numérique du gouvernement du Québec a permis d’investir 218 millions de dollars, de sensibiliser plus de 135 000 entreprises et d’en accompagner quelque 17 000. En 2025, 96 % des PME canadiennes avaient investi dans des technologies numériques, comparativement à 91 % en 2021 (MEIE, 2025).
Malgré cette légère progression, seules 23% des PME atteignent un niveau de maturité numérique élevé ou très élevé, tandis que 44% se situent encore à un niveau faible ou très faible. Le constat de la Banque de développement du Canada (2026) est clair : l’adoption est là, mais l’écart se situe maintenant dans l’exécution. On acquiert des technologies sans repenser les processus et donc, on continue parfois de fonctionner comme avant. Autrement dit, investir dans la technologie ne suffit pas. Il faut encore l’intégrer dans les opérations, revoir les façons de faire et mobiliser les personnes qui vont l’utiliser.
Ce besoin de mieux encadrer les projets numériques est réel, autant pour le secteur privé que public. Une récente veille de l’Autorité des marchés publics (AMP, 2026) met elle aussi en lumière l’importance du cadrage des besoins, de la gouvernance, de la gestion ainsi que de l’accompagnement dans la réussite des projets numériques.
Dans les petites et moyennes organisations, ces responsabilités peuvent être confiées à une personne qui occupe déjà un autre rôle : un directeur général, un employé-clé, une personne à l’administration qui se retrouve à devoir gérer un projet numérique tout en continuant d’effectuer ses responsabilités quotidiennes déjà nombreuses. Bien souvent, ce n’est pas un manque de volonté ou d’engagement, mais bien un manque de temps, de ressources ou encore de compétences dans la gestion de projet numérique.
C’est exactement là où être accompagné prend tout son sens.
La proposition de COlab
COlab, au fil de ses accompagnements, observe que la réussite d’un projet numérique repose rarement sur la technologie elle-même, mais davantage sur la capacité à mobiliser les bonnes personnes, à fixer des objectifs clairs, à coordonner des actions et à soutenir un rythme opérationnel tout au long du projet.
L’approche du COlab est simple : agir comme une ressource complémentaire à l’organisation. Selon les besoins, COlab peut soutenir la planification du projet, faciliter les échanges entre les fournisseurs et les équipes internes, assurer le suivi des travaux, accompagner la prise de décision et la gouvernance du projet ou soutenir la gestion de changement et les besoins en formation. Tout ça pour donner l’assurance et l’autonomie nécessaire aux équipes pour qu’elles puissent mieux travailler avec ses outils numériques.
Cette posture est particulièrement pertinente pour les organisations sans gestionnaire de projet numérique à l’interne, mais qui souhaitent néanmoins faire avancer leurs initiatives de façon structurée. Plutôt que d’ajouter une charge supplémentaire aux équipes déjà bien sollicitées, elles peuvent compter sur un support flexible, adapté à leur réalité et à leur rythme.
La transformation numérique doit être plus centrée sur l’humain. Elle implique de modifier les habitudes et les façons de faire, de changer les pratiques et bouleverse parfois le sentiment de compétence chez certaines personnes. C’est pourquoi l’aspect humain demeure au cœur de chaque projet.
Finalement, la question n’est pas seulement « Quel outil devrions-nous choisir ? », mais plutôt « Comment allons-nous faire de ce projet un succès ? ». C’est souvent dans cette réponse que se trouve la véritable valeur d’un accompagnement en gestion de projets numériques
Références bibliographiques
Gouvernement du Québec, ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. (2025). Offensive de transformation numérique réussie au Québec : quatre ans d’actions porteuses et 218 M$ pour stimuler la productivité des PME.
Banque de développement du Canada (BDC). (2026). La transformation numérique des PME à l’ère de l’intelligence artificielle. Juin 2026.
Autorité des marchés publics. (2026). Veille sur les pratiques de réalisation et la performance des projets numériques publics du gouvernement du Québec. Mai 2026. ISBN 978-2-555-03712-0.